lequebecfume
05-28-2008, 09:17 AM
Justice
Gardienne coupable
Pierre Richard
Le Journal de Montréal
28/05/2008 07h13 - Mise à jour 28/05/2008 08h36
http://www2.canoe.com/archives/infos/societe/media/2008/05/20080528-071300-g.jpg
Alice English: la prison.
Photo d'archives - Martin Bouffard
La gardienne de prison Alice English a été reconnue coupable hier d'avoir fait entrer de la drogue à la prison de Bordeaux et elle a dû prendre le chemin des cellules séance tenante.
Le juge Patrick Healy a refusé de laisser la femme de 55 ans en liberté en attendant que les avocats fassent valoir leurs arguments quant à la sentence à lui imposer.
Les gestes posés par Mme English sont graves et, disait le juge en substance, l'accusée a maintenant perdu la présomption d'innocence. Pas question, donc, qu'elle puisse attendre en liberté la suite des procédures.
Le 7 juillet 2005, Mme English s'était présentée à la prison de Bordeaux avec un sac de sports, lequel contenait du cannabis, du haschich, de la cocaïne, ainsi que cinq téléphones cellulaires et leurs chargeurs.
Poubelle
Elle abandonnait le sac dans une poubelle, comme, semble-t-il, on lui avait dit de le faire.
Observée lors de ce manège, elle recevait rapidement la visite de la police à qui elle acceptait de faire une déclaration. Dans ce document vidéo, la femme fournit plusieurs détails, indique qu'une organisation criminelle savait tout de sa famille et que c'est une femme, Jessica, qui lui a remis la drogue.
En cour, elle chantait une autre chanson.
Défense non crédible
Pour le juge Healy, il n'y a pas un mot du témoignage de l'ancienne gardienne de prison qui peut être cru. Par contre, disait le magistrat, sa déclaration aux policiers est crédible. Lors de cette conversation avec les policiers, elle est calme, donne moults détails et indique même qu'elle devait toucher 1 000 $ pour ce «service».
Il l'a donc déclarée coupable sur-le-champ avant d'écouter le policier Patrick Lefebvre, un spécialiste de la valeur des drogues.
Calme
Le témoin Lefebvre indiquait que la drogue, en prison, vaut quatre fois plus cher que dans la rue. Comme Mme English avait plus de 2 kg de cannabis, 41 grammes de cocaïne et 1,1 kilo de haschich, le policier affirmait que la valeur marchande de ces produits, en prison, était de 257 500,20 $. Et le policier se disait en désaccord avec l'accusée. Celle-ci, lors de son témoignage, avait laissé entendre que la drogue « calmait » les détenus, une affirmation dont doute fortement le policier Lefebvre.
http://www2.canoe.com/infos/societe/archives/2008/05/20080528-071300.html
Gardienne coupable
Pierre Richard
Le Journal de Montréal
28/05/2008 07h13 - Mise à jour 28/05/2008 08h36
http://www2.canoe.com/archives/infos/societe/media/2008/05/20080528-071300-g.jpg
Alice English: la prison.
Photo d'archives - Martin Bouffard
La gardienne de prison Alice English a été reconnue coupable hier d'avoir fait entrer de la drogue à la prison de Bordeaux et elle a dû prendre le chemin des cellules séance tenante.
Le juge Patrick Healy a refusé de laisser la femme de 55 ans en liberté en attendant que les avocats fassent valoir leurs arguments quant à la sentence à lui imposer.
Les gestes posés par Mme English sont graves et, disait le juge en substance, l'accusée a maintenant perdu la présomption d'innocence. Pas question, donc, qu'elle puisse attendre en liberté la suite des procédures.
Le 7 juillet 2005, Mme English s'était présentée à la prison de Bordeaux avec un sac de sports, lequel contenait du cannabis, du haschich, de la cocaïne, ainsi que cinq téléphones cellulaires et leurs chargeurs.
Poubelle
Elle abandonnait le sac dans une poubelle, comme, semble-t-il, on lui avait dit de le faire.
Observée lors de ce manège, elle recevait rapidement la visite de la police à qui elle acceptait de faire une déclaration. Dans ce document vidéo, la femme fournit plusieurs détails, indique qu'une organisation criminelle savait tout de sa famille et que c'est une femme, Jessica, qui lui a remis la drogue.
En cour, elle chantait une autre chanson.
Défense non crédible
Pour le juge Healy, il n'y a pas un mot du témoignage de l'ancienne gardienne de prison qui peut être cru. Par contre, disait le magistrat, sa déclaration aux policiers est crédible. Lors de cette conversation avec les policiers, elle est calme, donne moults détails et indique même qu'elle devait toucher 1 000 $ pour ce «service».
Il l'a donc déclarée coupable sur-le-champ avant d'écouter le policier Patrick Lefebvre, un spécialiste de la valeur des drogues.
Calme
Le témoin Lefebvre indiquait que la drogue, en prison, vaut quatre fois plus cher que dans la rue. Comme Mme English avait plus de 2 kg de cannabis, 41 grammes de cocaïne et 1,1 kilo de haschich, le policier affirmait que la valeur marchande de ces produits, en prison, était de 257 500,20 $. Et le policier se disait en désaccord avec l'accusée. Celle-ci, lors de son témoignage, avait laissé entendre que la drogue « calmait » les détenus, une affirmation dont doute fortement le policier Lefebvre.
http://www2.canoe.com/infos/societe/archives/2008/05/20080528-071300.html