lequebecfume
11-06-2008, 01:27 PM
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
COMMUNIQUÉ
Le Programme ACCORD :
Une initiative vouée à une meilleure gestion de la douleur chronique
Une première au Québec, en réponse à cet enjeu majeur de santé publique
Montréal, le 4 novembre 2008 – Un groupe de chercheurs des universités de Montréal, Sherbrooke et McGill ont créé une alliance communautaire avec des cliniciens, des gestionnaires de la santé et l’Association québécoise de la douleur chroniquei afin d’améliorer l’évaluation et le traitement de la douleur
chronique au Québec, à l’aide de stratégies efficaces de transfert de connaissances ayant trait à la prévention, au diagnostic et à la prise en charge interdisciplinaire de la douleur chronique.
À cette fin, une série d’études sera menée afin d’évaluer l’impact et l’efficacité des interventions mises en place et ce, aux plans clinique, social et économique. Cette initiative, mise de l’avant sous l’égide du Programme ACCORD (Application concertée des connaissances et ressources en douleur) a été annoncée aujourd’hui, dans le cadre de la Semaine québécoise de la douleur chronique lors d’une conférence web en présence des investigateurs principaux, Manon Choinière, PhD, chercheur au Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal, Serge Marchand, PhD, chercheur et professeur à la Faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke, Dominique Dion, MD, MSc, clinicien-chercheur et professeur au
Département de médecine familiale de l’Université de Montréal; ainsi que, M. Jacques Laliberté, Président de
l’Association québécoise de la douleur chronique.
La douleur chronique au Québec
La douleur chronique est un enjeu majeur de santé publique. On estime que chez la population adulte, la douleur chronique touche environ une personne sur cinqii. Fait important, la prévalence augmente avec l’âge. Selon l’Institut de la
statistique du Québec, plus d’un million de Québécois souffriraient de douleur chronique au quotidien. De plus, nombre d’études témoignent de douleurs mal diagnostiquées, non traitées ou insuffisamment soulagées, lesquelles engendrent des conséquences dramatiques aux plans physique,
psychosocial et économique. En 2004, environ 4 500 patients étaient en attente d'une première évaluation de leur état et près de 3 000 attendaient depuis 9 mois ou plus. L'enquête a démontré à quel point les ressources pour le traitement de la douleur sont limitées au Québec iii.
« Le principal obstacle au traitement optimal de la douleur chronique est qu’elle n’est généralement pas reconnue comme une maladie au même titre que d’autres désordres chroniques et qu’elle ne reçoit conséquemment pas toute l’attention requise. Malheureusement, plus longtemps la douleur demeure
insuffisamment soulagée, plus elle se chronicise et devient réfractaire au traitement », selon l’une des investigatrices principales du Programme ACCORD, Dre Manon Choinière. « ACCORD constitue un premier pas vers une approche intégrée de recherche sur la gestion de la douleur en vue d’améliorer la
condition et la qualité de vie des patients et de créer une toute nouvelle génération de chercheurs ».
2
Le Programme ACCORD : Regroupement des forces pour gérer la douleur chronique
La création du Programme ACCORD s’arrime à la création du nouveau Réseau québécois de recherche sur la douleuriv et à la récente mise en place du Programme national d’évaluation, de traitement et de gestion sur la douleur chronique par le Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec lequel propose un continuum de service intégrés visant à améliorer l’accessibilité et la qualité des soins offerts aux patients qui
souffrent de douleur chronique. Ces initiatives offrent un momentum unique au Québec pour développer et implanter un programme structuré d’échange et d’application de connaissances.
Le Programme ACCORD a reçu 2,5 millions $ des Instituts de recherche en santé du Canadav (IRSC) de même que des argents du Réseau québécois de recherche sur la douleur et du Réseau provincial de recherche en adaptation-réadaptation, lesquels sont financés par le Fonds de la recherche en santé du Québec vi.
Trois volets d’interventions
Le Programme, réparti sur trois volets dont les travaux seront réalisés entre 2008 et 2012, vise à établir une cartographie des problèmes de douleur chronique au Québec et des différents services de soins offerts à travers la province, à mieux outiller les professionnels de la santé impliqués dans le traitement de la douleur chronique et à éduquer le grand public, les patients et leur famille au sujet de la douleur et de sa gestion.
Le premier volet prévoit la mise sur pied d’un Atlas québécois sur la douleur chronique et les ressources de soins qui permettra de mieux connaître les différences régionales quant à la prévalence de certains types de DC et la disponibilité des services.
Le deuxième volet vise principalement à mieux former les intervenants de première ligne au chapitre de la prévention, de diagnostic et de prise en charge interdisciplinaire de la douleur chronique chez l’adulte et la personne âgée ambulatoire ainsi que dans les CHSLD. L’impact et l’efficacité des stratégies d’application et de transfert des connaissances seront évalués aux plans clinique, social et économique et ce, dans le but
de réduire l’écart entre les meilleurs soins et les soins actuellement prodigués.
Enfin, le troisième et dernier volet cible directement les consommateurs et prévoit l’implantation d’écoles interac-tionnelles auprès de patients souffrant de douleur chronique (principalement de lombalgie et de fibromyalgie) de même que la création d’une plateforme web facilitant les échanges entre les patients, leur entourage, les cliniciens et les chercheurs. Un vaste programme d’éducation auprès du grand public, des
patients et de leur famille sera aussi déployé afin de corriger certaines croyances, attitudes et préjugés toujours tenaces à l’égard de la douleur chronique et de son traitement.
L’Association québécoise de la douleur chronique (AQDC) et la Fédération de l’âge d’or du Québec (FADOQ) agiront comme diffuseurs auprès des publics concernés.
« Le Programme ACCORD permettra enfin de mettre en lumière ce problème majeur de santé publique au Québec et favorisera une meilleure gestion de la maladie notamment par l’autonomisation du patient.
L’autogestion de la douleur constitue une avenue à privilégier en ce qui a trait au traitement de la DC et nous sommes d’avis que les mesures envisagées par le Programme ACCORD favoriseront une plus grande autonomie des patients notamment parce qu’ils seront mieux outillés pour gérer leur maladie et y agiront comme partenaires actifs », a commenté M. Jacques Laliberté, président de l’Association québécoise de la douleur chronique.
À propos du Programme ACCORD
Le programme ACCORD est le fruit d’un partenariat entre l’Association québécoise de la douleur chronique (AQDC), la Fédération de l’âge d’or du Québec (FADOQ), des cliniciens de première ligne, des experts en douleur, des directeurs de programmes universitaires de développement continu (DPC), des ordres professionnels, des instances décisionnelles à divers paliers du Ministère de la santé et des services 3 sociaux du Québec ainsi qu’une solide équipe de chercheurs ayant des expertises complémentaires. Le programme, ses trois volets et chantiers seront réalisés entre 2008 et 2012.
Les archives de la conférence web sont disponibles en ligne au :
http://events.startcast.com/events/launch.asp?EventID=48A07DFB-B243-4117-97F9-2751380F319A
jusqu’au 4 novembre 2009.
- 30 -
Pour information ou pour planifier une entrevue, prière de communiquer avec Melissa Maloul ou Leidy
Ojeda en composant le 514-845-2257 ou via courriel à melissa.maloul@cohnwolfe.ca ou
leidy.ojeda@cohnwolfe.ca
i
www.douleurchronique.org
ii
Statistics Canada. Health Indicators. Catalogue no. 82-221-XIE, Volume 2002, No. 1. 2002. Ottawa, Canada,
Statistics Canada
iii
Veillette Y et coll., Canadian Journal of Anesthesia. 2005; 52:600-6
iv
http://www.douleurchronique.org/html/gestion/Communiques/RQRDfr.pdf
v
http://www.cihr-irsc.gc.ca/
vi
http://www.frsq.gouv.qc.ca/fr/index.shtml
COMMUNIQUÉ
Le Programme ACCORD :
Une initiative vouée à une meilleure gestion de la douleur chronique
Une première au Québec, en réponse à cet enjeu majeur de santé publique
Montréal, le 4 novembre 2008 – Un groupe de chercheurs des universités de Montréal, Sherbrooke et McGill ont créé une alliance communautaire avec des cliniciens, des gestionnaires de la santé et l’Association québécoise de la douleur chroniquei afin d’améliorer l’évaluation et le traitement de la douleur
chronique au Québec, à l’aide de stratégies efficaces de transfert de connaissances ayant trait à la prévention, au diagnostic et à la prise en charge interdisciplinaire de la douleur chronique.
À cette fin, une série d’études sera menée afin d’évaluer l’impact et l’efficacité des interventions mises en place et ce, aux plans clinique, social et économique. Cette initiative, mise de l’avant sous l’égide du Programme ACCORD (Application concertée des connaissances et ressources en douleur) a été annoncée aujourd’hui, dans le cadre de la Semaine québécoise de la douleur chronique lors d’une conférence web en présence des investigateurs principaux, Manon Choinière, PhD, chercheur au Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal, Serge Marchand, PhD, chercheur et professeur à la Faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke, Dominique Dion, MD, MSc, clinicien-chercheur et professeur au
Département de médecine familiale de l’Université de Montréal; ainsi que, M. Jacques Laliberté, Président de
l’Association québécoise de la douleur chronique.
La douleur chronique au Québec
La douleur chronique est un enjeu majeur de santé publique. On estime que chez la population adulte, la douleur chronique touche environ une personne sur cinqii. Fait important, la prévalence augmente avec l’âge. Selon l’Institut de la
statistique du Québec, plus d’un million de Québécois souffriraient de douleur chronique au quotidien. De plus, nombre d’études témoignent de douleurs mal diagnostiquées, non traitées ou insuffisamment soulagées, lesquelles engendrent des conséquences dramatiques aux plans physique,
psychosocial et économique. En 2004, environ 4 500 patients étaient en attente d'une première évaluation de leur état et près de 3 000 attendaient depuis 9 mois ou plus. L'enquête a démontré à quel point les ressources pour le traitement de la douleur sont limitées au Québec iii.
« Le principal obstacle au traitement optimal de la douleur chronique est qu’elle n’est généralement pas reconnue comme une maladie au même titre que d’autres désordres chroniques et qu’elle ne reçoit conséquemment pas toute l’attention requise. Malheureusement, plus longtemps la douleur demeure
insuffisamment soulagée, plus elle se chronicise et devient réfractaire au traitement », selon l’une des investigatrices principales du Programme ACCORD, Dre Manon Choinière. « ACCORD constitue un premier pas vers une approche intégrée de recherche sur la gestion de la douleur en vue d’améliorer la
condition et la qualité de vie des patients et de créer une toute nouvelle génération de chercheurs ».
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Le Programme ACCORD : Regroupement des forces pour gérer la douleur chronique
La création du Programme ACCORD s’arrime à la création du nouveau Réseau québécois de recherche sur la douleuriv et à la récente mise en place du Programme national d’évaluation, de traitement et de gestion sur la douleur chronique par le Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec lequel propose un continuum de service intégrés visant à améliorer l’accessibilité et la qualité des soins offerts aux patients qui
souffrent de douleur chronique. Ces initiatives offrent un momentum unique au Québec pour développer et implanter un programme structuré d’échange et d’application de connaissances.
Le Programme ACCORD a reçu 2,5 millions $ des Instituts de recherche en santé du Canadav (IRSC) de même que des argents du Réseau québécois de recherche sur la douleur et du Réseau provincial de recherche en adaptation-réadaptation, lesquels sont financés par le Fonds de la recherche en santé du Québec vi.
Trois volets d’interventions
Le Programme, réparti sur trois volets dont les travaux seront réalisés entre 2008 et 2012, vise à établir une cartographie des problèmes de douleur chronique au Québec et des différents services de soins offerts à travers la province, à mieux outiller les professionnels de la santé impliqués dans le traitement de la douleur chronique et à éduquer le grand public, les patients et leur famille au sujet de la douleur et de sa gestion.
Le premier volet prévoit la mise sur pied d’un Atlas québécois sur la douleur chronique et les ressources de soins qui permettra de mieux connaître les différences régionales quant à la prévalence de certains types de DC et la disponibilité des services.
Le deuxième volet vise principalement à mieux former les intervenants de première ligne au chapitre de la prévention, de diagnostic et de prise en charge interdisciplinaire de la douleur chronique chez l’adulte et la personne âgée ambulatoire ainsi que dans les CHSLD. L’impact et l’efficacité des stratégies d’application et de transfert des connaissances seront évalués aux plans clinique, social et économique et ce, dans le but
de réduire l’écart entre les meilleurs soins et les soins actuellement prodigués.
Enfin, le troisième et dernier volet cible directement les consommateurs et prévoit l’implantation d’écoles interac-tionnelles auprès de patients souffrant de douleur chronique (principalement de lombalgie et de fibromyalgie) de même que la création d’une plateforme web facilitant les échanges entre les patients, leur entourage, les cliniciens et les chercheurs. Un vaste programme d’éducation auprès du grand public, des
patients et de leur famille sera aussi déployé afin de corriger certaines croyances, attitudes et préjugés toujours tenaces à l’égard de la douleur chronique et de son traitement.
L’Association québécoise de la douleur chronique (AQDC) et la Fédération de l’âge d’or du Québec (FADOQ) agiront comme diffuseurs auprès des publics concernés.
« Le Programme ACCORD permettra enfin de mettre en lumière ce problème majeur de santé publique au Québec et favorisera une meilleure gestion de la maladie notamment par l’autonomisation du patient.
L’autogestion de la douleur constitue une avenue à privilégier en ce qui a trait au traitement de la DC et nous sommes d’avis que les mesures envisagées par le Programme ACCORD favoriseront une plus grande autonomie des patients notamment parce qu’ils seront mieux outillés pour gérer leur maladie et y agiront comme partenaires actifs », a commenté M. Jacques Laliberté, président de l’Association québécoise de la douleur chronique.
À propos du Programme ACCORD
Le programme ACCORD est le fruit d’un partenariat entre l’Association québécoise de la douleur chronique (AQDC), la Fédération de l’âge d’or du Québec (FADOQ), des cliniciens de première ligne, des experts en douleur, des directeurs de programmes universitaires de développement continu (DPC), des ordres professionnels, des instances décisionnelles à divers paliers du Ministère de la santé et des services 3 sociaux du Québec ainsi qu’une solide équipe de chercheurs ayant des expertises complémentaires. Le programme, ses trois volets et chantiers seront réalisés entre 2008 et 2012.
Les archives de la conférence web sont disponibles en ligne au :
http://events.startcast.com/events/launch.asp?EventID=48A07DFB-B243-4117-97F9-2751380F319A
jusqu’au 4 novembre 2009.
- 30 -
Pour information ou pour planifier une entrevue, prière de communiquer avec Melissa Maloul ou Leidy
Ojeda en composant le 514-845-2257 ou via courriel à melissa.maloul@cohnwolfe.ca ou
leidy.ojeda@cohnwolfe.ca
i
www.douleurchronique.org
ii
Statistics Canada. Health Indicators. Catalogue no. 82-221-XIE, Volume 2002, No. 1. 2002. Ottawa, Canada,
Statistics Canada
iii
Veillette Y et coll., Canadian Journal of Anesthesia. 2005; 52:600-6
iv
http://www.douleurchronique.org/html/gestion/Communiques/RQRDfr.pdf
v
http://www.cihr-irsc.gc.ca/
vi
http://www.frsq.gouv.qc.ca/fr/index.shtml