Consommation de drogue aux 3e, 4e et 5e années du secondaire
La mari en baisse, les amphétamines en hausse
Canoë Bernard Plante
18/11/2008 17h33
Une étude menée par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) indique que 30% des élèves du secondaire ont consommé de la drogue au moins une fois au cours d’une période 12 mois en 2006. Si on retient uniquement les étudiants des 3e, 4e et 5e années du secondaire, cette proportion grimpe à 42%.
Par rapport aux études précédentes, ce zoom santé indique que la consommation de cannabis (pot, haschisch) et des hallucinogènes (LSD, mescaline, ecstasy, etc.) est en baisse, mais que celle des amphétamines (speed) est en hausse. L’enquête souligne que le 3e secondaire est une année charnière pour l’initiation à la consommation et que l’âge moyen de la première expérience est de 13,4 ans.
Le cannabis
Le cannabis reste, et de loin, la drogue la plus populaire, alors que 42% des élèves de la 3e à la 5e année du secondaire disent en avoir consommé au mois une fois sur une période d’un an. Un phénomène qui se vérifie autant chez les filles que chez les garçons.
Bien que plus de deux étudiants sur cinq disent en avoir consommé, l’enquête indique que l’usage est en régression depuis le début des années 2000, moment où l’ISQ a commencé à étudier le problème. Les proportions étaient respectivement de 52% en 2000 et 2002 et de 47% en 2004. La baisse graduelle la plus forte a été observée chez les garçons (55% en 2000), de sorte que l’écart qui existait entre les sexes a disparu.
L’étude constate aussi que la consommation est liée à la situation financière des élèves.
Amphétamines en hausse
La consommation des hallucinogènes, elle aussi liée à la hauteur du portefeuille, est également en baisse pour les élèves des 3e, 4e et 5e années du secondaire. Elle est passée de 21% en 2000 à 16% en 2004 pour se fixer à 13% en 2006.
La baisse de la consommation d’hallucinogènes traduit cependant une préférence qui s’est déplacée vers les amphétamines, une préférence en hausse constante depuis 2000, une hausse qui est plus perceptible chez les filles. Globalement, la consommation des amphétamines est passée de 8,4% en 2000 à 13,7% en 2006.
L’enquête de l’ISQ est menée tous les deux ans depuis 1998 pour le ministère de la Santé et des Services sociaux. Les données pour 2006 ont été recueillies auprès de 4 571 élèves et dans 173 classes réparties dans 149 écoles secondaires du Québec.
http://www.canoe.com/infos/societe/a...18-173319.html



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